Environnement

L’agriculture contractuelle de proximité – La révolution dans nos assiettes !!

acp1 L’agriculture contractuelle de proximité – La révolution dans nos assiettes !!

L’agriculture contractuelle de proximité est une démarche qui tend à préserver l’agriculture locale pour nourrir une population locale et repenser le territoire en termes d’interdépendance alimentaire. Elle s’inscrit dans une réflexion profonde reconsidérant les différents aspects d’un mode de vie basé sur la consommation de masse.

À l’heure du constat tiré de la profonde mutation de l’agriculture dans les pays industrialisés perçues comme étant le résultat de politiques libre-échangistes et du commerce international, à l’heure où « mal-bouffe » et obésité deviennent un problème de santé publique, viens de naitre une nouvelle forme de consommation, un nouveau concept, l’agriculture contractuelle de proximité.

L’agriculture contractuelle de proximité lie par contrat des consommateurs et des producteurs pour une durée déterminée, le consommateur s’engage à payer à l’avance, des paniers de produits alimentaires frais, de saison, et cultivés dans sa région, qui lui seront livrés hebdomadairement ou mensuellement. Cet accord définit la qualité, la quantité, le mode de production, les prix et les modalités de livraison des produits.

Généralement, le prix payé aux producteurs ne dépasse pas plus de 15% du prix de vente au consommateur. Notre petit maraîcher est étranglé par le dumping de prix, que la grande distribution lui impose, elle lui achète ses tomates 0,60 €/kg pour ensuite les revendre 2,4 €/kg en supermarché.

L’agriculture contractuelle de proximité se défini comme une agriculture socialement durable, la vente directe au consommateur utilise des circuits de commercialisation courts et minimise le nombre d’intermédiaires et la distance géographique entre le producteur et le consommateur. Elle promeut le commerce équitable et se positionne comme une alternative durable, un retour aux traditions !!

Quelle sont les produits alimentaire concerné ?

Les Initiatives actuelles proposent des paniers de produits variés, fruits, légumes, produits fermiers, fromages… mais plus recement le commerce de proximité s’est enrichi de nouveaux produits comme du pain, du miel, du lait, de la viande ou des vollailes, de la confiture, des pates fraiches… et même des fleurs.

Objectif pour les consommateurs ?

  • Manger et favoriser des produits de la région,
  • Réinsérer de la biodiversité dans nos assiettes,
  • Payer des prix équitables liés aux coûts de production et de transformation.

Objectif pour les agriculteurs ?

  • Produire des aliments pour les habitants de la région,
  • Revaloriser le métier d’agriculteur et lui redonner de l’autonomie,
  • Se réapproprier la chaîne alimentaire, de la production à la consommation,
  • Maîtriser les moyens de production ainsi que leurs effets à long terme sur l’agriculture, la santé des hommes et l’environnement.

Quelles Initiatives pour l’agriculture de proximité ?

La Clé des Champs dans le Jura, les Jardins de Cocagne à Genève, l’Affaire Tourne Rêve, le Jardin Potager, le Lopin Bleu ou le Panier à 4 pattes, Les Ares et Vous, Les Jardins du Flon, L’Abbaye de Fontaine-André, Le Jardin potager, Saveurs de Saisons, Le Panier du Bisse, Le Jardin des Charrotons, L’Agrihotte (auto-cueillette), Les Potagers de Gaïa, Terre de Lune…

Depuis les années 2000, cette forme d’approvisionnement a pris un essor considérable et nombre de projets d’agriculture de proximité bourgeonnent en Suisse romande en France mais également au Canada, au Japon, ou en Afrique.

Quelle place pour l’agriculture de proximité en Ile de France ?

L’Ile de France compte 18% de la population française, 25% de sa surface est urbanisées, contre 52% de terres agricoles (570.000 ha) et 23% de surfaces forestières. On est loin d’une autonomie alimentaire régionale, mais on trouve assez facilement des produits de saison, cultivés en Ile de France ou venant de Rungis, il y a maintenant un regain d’intérêt pour privilégier les circuits courts, c’est une opportunité pour dynamiser l’agriculture de proximité en Ile de France.

Ou trouver l’agriculture de proximité en Ile de France?

Les circuits courts, c’est la proximité géographique mais aussi peu d’intermédiaires, on peut trouver:

  • 600 marchés en Ile de France
  • 60 Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP, 4000 paniers/semaine),
  • 30 exploitations de cueillette à la ferme,
  • Plusieurs réseaux de vente sur internet de produits du terroir ou paniers frais
  • 86 exploitations d’agriculture biologiques (0.8% de la surface agricole).

Do.

Pour plus d’infos: UNITERRE est un syndicat agricole qui soutient une agriculture de proximité contractuelle. Il entend défendre tout les paysans, sans distinction de production ni de taille d’exploitation.

Save The World step N°1 – Le recyclage

Varsha & Bahwna

Varsha et Bahwna arpentent chaque matin les ruelles de Bombay… Joaquina parcourt les artères de Sao Paulo… Sugiharto sillonne les chaussées de Jakarta. Quel est le point commun entre ces individus? Ils tirent chacun derrière eux une charrette pleine de détritus et sont à l’origine d’un business de plus de 100 milliards d’euros par an. Leur profession: la collecte des déchets recyclables en milieu urbain.

La quantité annuelle de déchets par habitant est de 870 kg  aux Etats-Unis,  522 kg en Europe, 410 kg au Japon contre 150 kg en Inde ou en Chine. Qualifier le contenu de nos poubelles de ‘’déchets’’ est inapproprié puisque qu’elle est constitue a plus de 90% de matériaux recyclable. Verre, plastiques, métaux, papier, carton, bois, textile, matières organiques, matières minérales… autant de ressources qui pourraient accomplir plusieurs cycles de vie, avant d’être oublié.

avantQue deviennent nos déchets aujourd’hui ?

En France, une grande partie de nos déchets sont incinérés, ils servent de combustible pour alimenter de larges chaudières et ainsi être valorisés énergétiquement. (Échangeur thermique à vapeur = chaleur, parfois suivi d’une turbine = électricité). L’autre grande partie de nos poubelles  est placée dans des décharges publiques. Enfin, une infime partie sera triée semi automatiquement dans des centres de recyclages.

Malheureusement, il n’existe aujourd’hui pas de gestion adaptée concernant les déchets électroménagers, les déchets électroniques, les déchets nucléaires et les pneus; ils sont simplement stockés. Les plastiques ne sont pas séparés selon leurs différents types de familles (PP, PS, PVC, PEs,…), idem pour le verre (couleurs/transparent), les emballages Tetra Pack ne sont pas recyclables… 

Photo: Christian Gautier

Que deviendront nos déchets demain ?

La part des déchets incinérés sera largement réduite et l’efficacité énergétique optimisée par cogénération (chaleur + électricité). Un autre grand espoir de la recherche actuelle concerne la torche plasma, fusion des déchets à plus de 7000°C, qui vient décomposer l’objet en sa plus simple structure atomique (carbone, hydrogène, oxygène,…). Idéal pour notre emballage Tetra Pack, hop aluminium d’un coté, hop le plastique de l’autre !!

 Les décharges publiques seront systématiquement enfouies sous terre et  intégreront des réseaux de récupération des émissions de méthane. Ce biogaz sera ensuite brûlé pour produire de l’énergie et accessoirement réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère !!

 Le panel des différents matériaux recyclés sera élargie, les chaines de recyclage seront entièrement mécanisées, et intégreront des systèmes de tri optique qui sépareront les différentes familles de plastiques, verres, métaux, papiers; avant de les réintégrer dans les circuits de production habituels. Les matières organiques, telles que les détritus alimentaire, déchets de jardinage et les excréments permettront la fabrication de compost biologique et éviteront l’utilisation abusive des engrais chimiques. Les matières minérales telles que le sable, les rocs et les cendres viendront renforcer les matériaux de construction.

 La gestion des déchets fera partie de notre quotidien, les procédés de fabrication de produit électroménager, électronique, automobile, alimentaire… intégreront en amont des logiques de  démantèlement simple et écologique. 

Photo: Christian Gautier

Pourquoi ces procédés ne sont-ils donc pas plus répandus?

En l’état actuel, les innovations technologiques ne permettent pas un niveau de tri assez détaillé, et trouver des applications aux matériaux reste compliqué. Par exemple, mixer  les différents types de plastiques lui fait perdre sa caractéristique essentielle de flexibilité.

 D’autre part, la valeur marchande des ressources est à présent trop faible, dans le futur, l’inévitable inflation du prix des commodités viendra faire effet levier et faire décoller ce secteur. Les revenus de la vente des éléments seront suffisants pour couvrir l’investissement initial ainsi que les frais de gestion. L’exemple flagrant est la flambé du prix des métaux (aciers, cuivre, aluminium,…) leur récupération est aujourd’hui viable.

Bref autant de perspectives d’amélioration qu’il va falloir mettre en place et accompagner…

Pas de crise pour l’environnement

 

recyclemoney 199x199 Pas de crise pour lenvironnementSi les négociations Post-Kyoto échouent pour quelque raison que ce soit, ce ne sera en tout cas pas a cause du manque de liquidités. De manière générale, il n’a jamais été aussi profitable que d’être entrepreneur en technologies propres.

Dans le cadre des mécanismes de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto des milliers de projets ont déjà été implémentés et tendent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Diverses applications sont possibles, entre autres, produire de lénergie à partir du renouvelable et donc réduire notre dépendance en combustibles fossiles, mettre en place de nouvelles technologies dans les process industriels et donc réduire les émissions atmosphériques, améliorer lefficacité énergétique existante et donc éviter les gaspillages, mettre en place des chaines de recyclage et donc éviter lutilisation abusive des ressources planétaires

Longtemps tous ces projets nont pu être mis en place car ils étaient en contradiction avec les performances économiques et aucune régulation nest venue limiter leurs excès. Linnovation majeure de Kyoto est davoir concilié développement durable et viabilité économique, la mise en place de la bourse du carbone a ouvert la porte aux investisseurs, spéculateurs et autres initiatives au développement. Chaque projet qui réduit les émissions de gaz à effet de serre reçoit un équivalent en crédit carbone, directement négociable sur les marchés. Les contreparties acheteuses sont les industriels des pays développés soumis a des allocations.

D’ici 2012, 2.9 milliards de crédits carbone auront été vendus à travers le monde, soit 60 Milliards d’Euros, à raison d’un cours moyen de 20 euros par CER. Avec des taux de rendement qui oscillent entre 18 et 30% les hedge funds, private equities et autres banques de développement prennent d’ores et déjà très au sérieux ces nouveaux flux monétaires. Investir dans un projet propre devient profitable !!

Do.